Balkans by bike – Partie 2 – Monténégro, Albanie et Grèce

Balkans by bike – Partie 2 – Monténégro, Albanie et Grèce

Le voyage magnifique ou le voyage galère ?

En tout j’aurai fait preque 11 jours de repos entre Split et Dubrovnik, et je suis heureux d’enfourcher à nouveau mon vélo fraichement réparé, de quitter ce camping, de me remettre à rouler, d’aller de l’avant !

Il est 14h, je sors de Dubrovnik et rejoins la D8 par une longue côte assez raide, qui me fait suer et me remet tout de suite dans l’ambiance sportive de mon voyage. Quand je retrouve le plat je me pose en « position aéro » sur mes prolongateurs, content d’avaler des kilomètres à 30km/h de moyenne !

Je n’en avais que 40 pour rejoindre le poste douanier et la frontière avec le Monténégro, entouré de voitures et de camions je montre mon passeport et franchis cette frontière, je quitte ainsi la Croatie où j’aurai passé 16 jours en tout, mais aussi l’Union Européenne, que je ne retrouverai qu’en Grèce !

Adieu Dubrovnik !

Partie 2 – Le Monténégro

Quel magnifique pays ! Et pourtant je ne vais y passer que 24h… Tout ce temps passé à attendre mes rayons de rechange m’a fait prendre du retard sur mon planning, et je crains d’être juste pour atteindre Athènes, mon objectif, alors je fais une croix sur quelques détours que j’aurais bien aimé faire. Ce sera pour une prochaine fois, car il est certain que je reviendrai dans cette magnifique région !

Je ne prends par exemple pas le temps de contourner la large et belle baie de Kotor, je choisis l’option facile de prendre un bac qui traverse le détroit d’environ 1km de large pour m’éviter une boucle de plus de 40km. Cela dit ça ne m’empêche pas de tomber sous le charme de ce paysage montagneux qui côtoie la mer dans les lueurs du soleil déclinant.

La reprise du vélo est difficile mais je pédale tout de même plus de 90km aujourd’hui jusqu’à la petite ville balnéaire de Budva, où j’arrive à la nuit tombante, je suis content d’y trouver une auberge de jeunesse à 7€ la nuit, ça me change de « Dub » et je vais, pour moins cher, pouvoir dormir dans un vrai lit !

Je retrouve ma belle D8 qui longe la côte, 40km jusqu’à la frontière Monténégrine.
Mon itinéraire longe la mer mais n’est pas vraiment plat, comme en témoigne ce panneau.
Un petit aperçu de la baie de Kotor.

Mon itinéraire traverse quelques petites villes, dont Bar et son impressionnante église orthodoxe, puis quitte l’axe principale pour m’emmener sur une petite route déserte au milieu de la nature, quelques montagnes en toile de fond m’accompagnent pour mon plus grand bonheur, au prix tout de même d’une mes côtes les plus difficiles, en danseuse à 7km/h, je transpire sous le soleil écrasant.

L’impressionnante église orthodoxe monténégrine de la ville de Bar.
Et une petite route dominée par de belles montagnes, le plaisir de rouler en pleine nature.
Sieste parfaite.

Et en début d’après-midi de cette deuxième journée au Monténégro, j’atteins, plus vite que je le pensais, le poste frontière albanais, cinquième frontière du voyage !

Je patiente pendant une coupure de courant au poste frontière.

Partie 3 – L’Albanie

À peine la frontière franchie le dépaysement est total.

Dans ce pays à majorité musulmane les mosquées ont remplacé les églises et les minarets dépassent à l’horizon. La pauvreté se fait plus sentir, à l’état des routes, aux maisons en ruines ou aux détritus bordant le long de certaines routes. J’ai aussi cette impression étrange d’avoir fait un saut dans le passé, quand, à de nombreuses reprises, je dépasse des charrettes tirées par des ânes, ou croise des troupeaux de brebis ou de vaches menées par le berger sur le bitume. Il n’est pas rare non plus de voir une famille entière sur le même petit scooter, aucun ne portant de casque, naturellement. Dans les petites villes les étals des marchands sont souvent à même le sol, et les poulets, canards, lapins et autres animaux sont vendus vivants. Enfin, les chiens errants semblent préférer me courser ou m’aboyer que les nombreux petits vieux qui se déplacent à vélo ou les petites vieilles voilées de noir qui se déplacent à pieds.

Bref, j’ai l’impression de ne plus être en Europe.

Mais ce tableau de l’Albanie est loin d’en faire l’éloge qu’elle mérite, car si certaines petites routes sont parfois en mauvais état, d’autres m’emmènent à travers la nature et des paysages époustouflants. Les enfants des villages que je traversent adorent me sourire, me saluer, voire discuter avec moi. Et je retrouve ce sens de l’accueil avec les adultes albanais que je rencontre, et qui semblent d’une générosité sans limite !

Sur les routes je croise : des charrettes tirées par des ânes,
des bergers et leur troupeau de vaches ou de brebis,
des petites vieilles, voilées de noir, qui semblent marcher sur des kilomètres..
..ou encore des types qui viennent vendre leurs dindons vivants aux terrasses des restos !
Suis-je vraiment encore en Europe ?

Certains soirs j’ai la chance de trouver un endroit où camper près de la côte, alors avant que le soleil ne se couche, je file immerger mon corps et mes muscles endoloris dans l’eau à peine fraiche de la mer Adriatique. Extase de fin de journée bien méritée.

Baignade au coucher du soleil.

On est le 27 octobre, c’est mon 3ème jour en Albanie et 20ème jour de voyage en tout. Une journée qui commence avec beaucoup de galères, et qui termine avec des super rencontres :

C’est d’abord ma chaîne qui fait des siennes et qui ne veut plus passer sur le grand plateau, il me faudra bien 1/2h à l’ombre d’une station essence abandonnée pour réussir à résoudre le problème.
Puis mon GPS m’emmènera sur plusieurs chemins de terre et de cailloux, l’un d’entre eux fait bien 2km de long, je progresse très lentement, je crains de crever, d’abîmer mon vélo, et ça fait sacrément mal aux fesses.

Mais mon moral remonte largement quand, pour ma pause déj, je me fais inviter à la table de Klaudio, son cousin, son frère, et son père. Ils m’offrent des « Burek », sorte de feuilletés fourrés aux épinards, au fromage ou à la viande, et vraiment délicieux. Ils veulent aussi m’offrir des bières pour boire avec eux, mais je refuse malgré l’insistance du père, je veux rouler encore au moins 50km cette après-midi. Je refuse d’ailleurs aussi leur hospitalité pour la nuit, je n’aime pas dire non à la générosité des gens, mais il est trop tôt pour que je m’arrête là.

2h plus tard je fais une nouvelle rencontre : James, un gallois, son vélo est bien plus chargé que le mien, il est parti d’Amsterdam à vélo, et est aussi en route vers Athènes ! Nous sympathisons rapidement et il va m’accompagner dans la suite de mes galères de la journée : 4 crevaisons en moins de 10km, quand ça veut pas, ça veut pas…

La nuit commence à tomber et nous ne sommes toujours pas à la ville de Vlorë où nous espérions arriver. Pendant que je démonte une énième fois ma roue arrière nous sommes rejoints par Tim et Elishka, un couple américo-slovaque partis de Bratislava à vélo, et qui vont aussi vers Athènes puis Istanbul !

Décidément, ça me change de rouler tout seul, nous formons maintenant une belle équipe de quatre cyclotouristes en quête d’un endroit où dîner et passer la nuit.

Nous roulons dans l’obscurité jusqu’à trouver un restaurant, nous sommes les seuls clients et nous nous régalons pour vraiment pas cher (bière, entrée, plat et raki pour à peine 5€ par personne, les bons côtés de l’Albanie).
Nous testons même l’hospitalité du jeune et sympathique serveur qui nous autorise à planter nos tentes dans le petit jardin du restaurant, à ce moment-là il est 21h, il fait nuit et froid, et ne pas avoir à repartir chercher un endroit où camper est un réel soulagement.

Je n’ai vraiment pas le bon vélo pour ce genre de chemins de cailloux.
Chaque portion de bitume de cette journée difficile est un soulagement.
Klaudio et sa famille, les premiers albanais que je rencontre vraiment et qui m’invitent à leur table.
Un français, un gallois, une slovaque et un américain : fine équipe de cyclotouristes.
Et notre camping improvisé dans le jardin du restaurant.

Dans la ville de Vlorë, nous trouvons un petit atelier de cycles qui répare proprement ma dernière chambre à air, je voulais lui en acheter un stock malheureusement il n’a pas la bonne taille de modèle, il n’y a plus qu’à espérer que sa rustine tienne.

Ce matin je ne suis pas en grande forme, la nuit a été mauvaise à cause des aboiements agressifs et incessants d’un chien voisin. Pourtant, je ne le sais pas encore mais cette journée va être probablement la plus longue journée de vélo de ma vie !

Tim et Elishka sont partis de leur côté, notre équipe ne compte donc plus que deux membres. James et moi sortons de Vlorë, qui s’avère être une jolie ville balnéaire, et commençons à nous enfoncer dans la nature. La belle route que nous suivons va traverser le parc national de Llogara, un paysage magnifique de montagnes sous un ciel bleu toujours aussi radieux, un vrai régal pour les yeux. Cependant ce régal a un prix, le col que nous devons passer est à plus de 1000m d’altitude, au total c’est une montée de plus de 1200m sur 16km, ce qui en fait la plus longue côte de tout mon voyage !

Certaines portions sont à 10 voire 12%, je sue à grosse gouttes, mes cuisses brûlent, je multiplie les pauses, ça me semble interminable. Et pourtant j’avance quand même plus vite que James, avec son vélo plus lourd il se traîne, il est obligé de faire des zigzags dès que la pente est un peu raide.

Tant bien que mal nous atteignons le col, son restaurant où la vue plonge sur la mer et où nous refaisons le plein de calories. Mais nous ne nous attardons pas, il est déjà 15h et il reste pas loin de 90km pour Sarandë, notre objectif de ce soir.

Sans aucun doute la plus belle route du voyage !

12km de descente sans faire un coup de pédale, une belle route de lacets, des pointes à 60km/h, la mer en contrebas, le soleil déclinant, c’est un vrai bonheur, toutes ces gouttes de sueur valaient le coup !

Il fait bientôt nuit, les collines prennent des teintes roses et oranges, mais la journée est loin d’être terminée. C’est là que ça va commencer à être épique.

James semble motivé pour atteindre Sarandë, même si ça veut dire rouler en pleine nuit ! Je ne l’aurais jamais fait tout seul, mais il me motive, et c’est vrai que les conditions sont idéales : notre petite route a un bon revêtement et est déserte, nous croisons à peine une voiture toutes les demi-heures, il ne fait pas trop froid. Alors j’enfile mon gilet jaune, nous allumons nos lumières, et nous roulons.

Nous grimpons encore plusieurs côtes, faisons particulièrement attention dans les descentes. Nous roulons sous les étoiles, c’est une situation complètement inédite pour moi et pour de vrai, je prends mon pied !

Mais à rouler dans le noir, on va forcément plus lentement, aussi il nous faudra plus de 3h de nuit pour atteindre la ville !

Nous arrivons complètement exténués à la petite auberge de jeunesse, il est 21h30.

Bilan de la journée : 139km et 2740m de D+, un record qui va être difficile à battre !

Avec James, mon nouveau compagnon de route.
Nous sortons de la jolie ville balnéaire de Vlorë.
Et nous nous enfonçons dans la nature et les montagnes.
À l’assaut de la belle route qui monte dans le parc national de Llogara.
C’est la plus belle route du voyage, mais elle a un prix : plus de 16km de montée avec des passages à plus de 10%.
James est obligé de faire des zigzags avec son vélo bien plus lourd que le mien.
L’arrivée au sommet et la vue sur la mer sont magiques.
Et la longue et magnifique descente est bien méritée !
La journée touche à sa fin et prends des teintes orangées.
Mais remplis d’endorphines nous pédalons pendant plus de 3h en pleine nuit !

Partie 4 : la Grèce

29/10/2019 : ça fait exactement trois semaines que je suis parti, et aujourd’hui nous passons la frontière grecque ! Je fais mes premiers coups de pédale dans ce pays chargé d’histoire, c’est le septième et dernier pays du voyage, c’est complètement fou, je suis euphorique. 🙂
Pour couronner le tout, nous en prenons plein les yeux depuis ce matin, notre petite route serpente dans les collines boisées et nous refais prendre un peu de hauteur, d’où nous pouvons apercevoir la mer et l’île de Corfou.

Une très belle petite route et la vue sur l’île de Corfou au loin.
Dernier pays, euphorie !
Coucher de soleil sur la baie d’Igoumenista, première nuit en Grèce !

La Grèce c’est déjà bien différent, l’architecture des bâtiments, les églises de pierres blanches, les nombreuses arches, et les lettres grecques sur les panneaux indicateurs qui me donnent l’impression de devoir déchiffrer une formule de maths.

Nous sommes dans la région de l’Épire, notre route s’éloigne de la mer et nous emmène à travers de belles montagnes, comme d’habitude chaque côte est une lutte acharnée qui offre en récompense un splendide panorama. Mais pour la première fois depuis bien longtemps le ciel est couvert, en début d’après-midi les premières gouttes commencent à tomber. James, en bon gallois bien habitué, reste en t-shirt et me lance « No problem, your skin is waterproof ! ».
Mais même lui finit par mettre une veste imperméable quand la pluie se transforme en averse, j’avais perdu l’habitude et se prendre 3h d’averse sur la tronche à vélo, ce n’est vraiment pas fun.
Trempés et transis de froid nous allons partager une petite chambre d’hôtel dans la ville d’Arta ( Άρτα) pour la nuit. C’est un peu plus cher qu’à notre habitude mais dormir au sec était presque indispensable pour moi.

La route qui monte dans les montagnes de l’Épire, et le ciel gris pour la première fois depuis longtemps.
Chaque côte amène aussi sa belle descente.
Les montagnes et l’alphabet hellénistique.
Le style architectural des lieux de cultes change de pays en pays.
De jolis lacets.
3h d’averse non-stop ce n’est pas une partie de plaisir.

Voilà, on y est,
31 octobre, la dernière et vraie grosse galère du voyage :

Mais reprenons depuis le début, cette journée avait pourtant vraiment bien commencée…

Tout part de cette prévision :

(oui la température est en Fahrenheit)

Nous attendant à passer la journée sous la pluie nous partons donc avec les vestes imperméables sur le dos. Cependant le soleil semble de la partie pour l’instant, au bout d’1/2h nous avons trop chaud, alors nous retirons ces vestes. Convaincu de devoir la ressortir très vite vu le ciel gris et les prévisions, je fixe ma veste entre ma sacoche avant et mes prolongateurs. Quelle erreur.

Ma veste, entre ma sacoche avant et mes prolongateurs, elle semblait pourtant bien attachée.

Nous continuons de rouler comme ça, ravis que la pluie ne pointe pas le bout de son nez.

La journée est plus belle que prévue.

Quand tout à coup, après plus de 80km comme ça, je fais un soleil et m’étale sur le bitume devant mon vélo. Je comprends vite que c’est ma veste qui, à force de petites vibrations, a fini par glisser, s’est prise dans mes rayons, et s’est coincée dans mon frein avant, ce qui m’a arrêté net.

J’ai un prolongateur tordu, mon t-shirt et mon cuissard sont un peu déchirés, j’ai les mains douloureuses mais ce n’est qu’au bout de 10-15min, quand la douleur dans mon poignet gauche semble s’amplifier, que je commence à m’inquiéter. 30min après la chute, quand mon poignet a gonflé et que je ne peux plus du tout poser la main gauche sur le guidon, je sais que je me suis fracturé un os. Put*** je suis dégouté, mais qu’est-ce qu’il m’arrive dans ce voyage à tout casser ?!

Je réalise que j’ai très probablement cassé quelque chose là-dedans.

Mais il faut continuer à rouler, Mesolongi n’est qu’à 37km et, James a vérifié, il y a un hôpital là-bas. Alors je roule, avec une seule main, je maintiens l’autre de plus en plus douloureuse en l’air, je ne peux plus passer le grand plateau, je n’ai qu’un frein et j’ai rapidement mal au dos dans ma position tordue. Pour ne rien arranger, la pluie finit par arriver… Elle n’aurait pas pu se décider à tomber plus tôt !

Je vis certainement les deux heures les plus difficiles de tous mes voyages, et, au bout de ma vie, je finis par arriver à Mesolongi, en suivant James qui s’est occupé de l’itinéraire. Je descends de vélo sur le perron du petit hostel qu’on a réservé, la tension nerveuse redescend et je m’effondre en larmes. C’est donc ici que mon voyage s’arrête.

Un Tanguy au bout de sa vie.

Je me reprends tout de même rapidement, je pose mes affaires et marche jusqu’au grand hôpital qui n’est pas loin. Je vais avoir la chance d’être extrêmement bien pris en en charge, la radio indique une fracture du pisiforme, un petit os dans le poignet (exactement le même os que celui que je me suis cassé sur l’autre poignet il y a pile un an en tombant à vélo dans Paris, si ça c’est pas de la coïncidence !).

Je ressors de l’hôpital avec un plâtre au bras gauche, passe à la pharmacie m’acheter des anti-douleurs et rentre retrouver James qui a eu l’excellente idée d’aller acheter des bières et de quoi grignoter, le moral commence à remonter !

Il m’aura fallu quelques heures pour le réaliser, mais j’ai tout de même eu beaucoup de chance dans cette mésaventure. Parce que :
– Je n’étais pas tout seul et James a été un énorme soutien !
– Je suis tombé sur une petite route déserte et je ne roulais pas vite, alors que 30min avant la chute nous étions sur une grande route et nous faisions doubler par des camions.
– J’ai pu aller à l’hôpital rapidement et être bien pris en charge (aurait-ce été autant le cas en Albanie par exemple ?).
– Je n’ai qu’une fracture simple, d’un petit os qui devrait bien se rétablir, et que je connais déjà.

– Et puis je ne suis qu’à 240km d’Athènes, ce qui est rageant pour le fait que j’étais vraiment tout près de finir, mais je vais pouvoir y aller facilement en bus, et y faire le touriste !

Voilà donc mon plan pour les derniers jours de mon voyage : 4h de bus jusqu’à Athènes, 1h de marche à pousser mon vélo jusqu’à l’auberge de jeunesse (la dernière galère), et puis du repos, des visites touristiques de la ville, et un avion pour rentrer à Paris dans quelques jours.
Pour être franc à la base je voulais rentrer en bus+ferry+train, mais 48h de voyage avec un bras en moins et un vélo à trimballer ce n’est plus vraiment envisageable.

Pousser son vélo à une seule main pendant 1h pour rejoindre le centre, parce que le bus n’a pas voulu de moi, la dernière galère.

La bonne nouvelle c’est que nous nous sommes donné rendez-vous avec James à l’auberge de jeunesse, il me rejoint donc le lendemain soir, après avoir pédalé les deux derniers jours de voyage, pour lui le défi est réussi, ce gars aura réussi à relier Amsterdam à Athènes à vélo, du nord au sud de l’Europe occidentale ! Respect.

Bien content de le retrouver et de partager une énième bière avec lui, c’est donc ensemble que nous nous baladerons dans les rues d’Athènes et que nous irons visiter une partie de ses sites touristiques : l’Acropole, le Parthénon, la Colline des Muses, le stade Panathénaïque, le temple de Zeus, le musée d’Archéologie, etc.

Je reste quelques jours à l’auberge de jeunesse où je fais aussi la connaissance de quelques autres jeunes voyageurs, notamment deux français, Robin, un saisonnier qui donne des cours de voile dans les îles, et Romain, qui est venu de France jusqu’ici en stop pour la deuxième fois !

Le très célèbre Parthénon, temple dédié à Athéna, déesse protectrice de la ville, 2500 ans d’histoire, ça ne laisse pas indifférent.
Deux cyclo-touristes à la fin de leur périple !
Le point haut d’Athènes, la colline de Lycabète, vue depuis l’Acropole
Le temple d’Athéna Nikè, à l’entrée de l’Acropole, d’ici aussi on domine la ville.
Cette ville regorge de ruines antiques, parfois petites, ici le colossal temple de Zeus dont il ne reste que quelques colonnes.
Un peu de culture, Statue en bronze de Poseïdon au musée d’Archéologie.
Et un peu de craquage, beaucoup trop de sucre en une seule glace.

Épilogue ?

Certes ce magnifique voyage aura été le théâtre d’un certain nombre de galères, et je rentre à Paris avec le genou droit douloureux et le bras gauche dans le plâtre. Mais chacune de mes galères m’aura appris quelque chose, par exemple la prochaine fois je partirai avec un vélo plus solide (un gravel ?), et des rayons plus classiques, ou encore plus jamais je ne fixerai une veste à l’avant du vélo…

En tout cas j’aurai fait des rencontres formidables et découvert une région magnifique à l’occasion de ce voyage. Je réalise tout de même que des Balkans je n’ai aperçu qu’une infime partie, que j’ai déjà envie d’y revenir, d’aller voir ce qu’il se passe plus dans les terres, en Serbie, au Kosovo, en Macédoine, de voir les temples des Météores, de randonner dans les montagnes du Monténégro…
C’est le lot de tout voyageur, plus on découvre, plus on se rend compte de l’immensité du monde et plus on réalise qu’on n’aura pas le temps de tout visiter.

Mais peu importe, l’envie de tout voir, tout vivre, tout traverser, tout rencontrer, c’est aussi un feu qui anime, et un feu qui s’entretient en voyageant.
Et une fois que mon poignet sera rétabli, j’aurai hâte de repartir à l’aventure ! 😀

5 réactions au sujet de « Balkans by bike – Partie 2 – Monténégro, Albanie et Grèce »

  1. Tanguy, je viens de lire 1 et 2 et vais voir ce que tu as fait d’au S’il y a. Mes compliments par ces parcours intéressants et tes récits. J’Ai voyagé en certains de ces endroits mais pas en vélo ! C’est moins méritant… bien amicalement. François DURAND 17.02.20

  2. Merci FJ pour ton commentaire ! 🙂
    Oui il y a quelques autres aventures à lire sur mon site, notamment la traversée des Alpes, mon plus grand voyage à ce jour. 🙂

  3. Hello Tanguy !
    Wow quel beau voyage meme si ca ne s’est pas fini comme prévu, j’espère que ca va mieux du coup 🙂
    Ca m’a vraiment fait voyagé et j’ai meme l’impression d’avoir fait du sport ^^
    Je vais revenir habiter en banlieue parisienne d’ici 6 mois alors à l’occas’ si tu passes par là entre 2 voyages on pourra aller boire une bière 😉
    Eugénie, rencontrée dans les hauteurs de Slovénie

    1. Hello Eugénie !
      Merci pour ton commentaire, ça fait plaisir d’avoir de tes nouvelles !
      Tant mieux si je t’ai fait voyager avec mon article c’est un peu le but. 🙂

      Ç’aurait été avec plaisir, mais pour ma part j’ai déménagé à Grenoble récemment (pour me rapprocher des montagnes) ! Peut-être à une occasion quand même. 😉

      À la prochaine et bon courage en cette période de confinement !

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